En lançant l'armée fédérale dans le Tigray, le 4 novembre dès potron-minet, le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ne pensait pas se retrouver englué, trois mois et demi plus tard, dans une guerre asymétrique à l'issue incertaine. Le Prix Nobel de la paix 2019 répétait alors à qui voulait bien l'entendre que son "opération de maintien de l'ordre"